Jour 16 : île de Sentosa (Universal Studio Singapour)

DSC_5511

Aujourd’hui pas de blague, lever tôt pour aller à Universal. Notre indien préféré est fermé, comme les autres d’ailleurs (ils ne travaillent pas le lundi ?) et comme on ne veut pas d’un palliatif chinois, on mangera directement dans le parc.

On ira sur l’île de Sentosa en taxi. Plus rapide pour un prix équivalent aux transports en commun (c’est l’un des avantages de voyager à 4). En 20-25 minutes on sort du parking souterrain pour déboucher au milieu du village d’Universal Studio Singapour. Il est 9h05 (le parc ouvre à 9h) et… nous sommes seuls. Ça promet !

On profite de cette quiétude matinale pour prendre notre traditionnelle photo devant le globe d’Universal, 3ème du nom après Orlando et Los Angeles. Il nous manque le Japon et on les aura tous fait. Ça tombe bien, le Japon on voulait y aller. La question qui peut se poser c’est : Ira-t-on au Japon avant de retourner à Orlando ?

DSC_5508

Les clichés dans la boîte, on va tranquillement acheter nos billets… et là c’est le drame. La vendeuse nous annonce que le double dragon (Battle star Galactica de son nom local), THE attraction qu’on n’avait pas pu faire à Orlando à notre grand désespoir (à cause du vent) est fermé. J’avais envie de lui dire :

« Quoi ?! Tu veux dire qu’on a fait 10 500km pour faire le double dragon et tu m’annonces qu’il est fermé ?!!! Nan mais tu rigoles !!»
Mais finalement je lui ai répondu :
« pfff, bah non alors ! Bon bah tant pis on va quand même prendre les billets. »

Je ne vous cache pas que ça m’a sacrement gâché le début de la journée.

Bref, sur cette mauvaise nouvelle on part faire la queue pour entrer dans le parc (oui c’est comme Darty il faut faire la queue plein de fois). On s’aperçoit assez vite que personne ne rentre dans le parc… Normal, il n’ouvre que dans 40 minutes (merci le Routard !). Au moins, ça explique pourquoi nous étions si seul à notre arrivée.

Pas grave, ça nous laisse le temps d’aller prendre un petit déjeuner hors de prix au Starbucks. Ce n’est pas ce que je préfère le Starbucks, mais le choix est plutôt limité. En plus c’était le pire Starbucks qu’on n’ait jamais fait (bon nos points de comparaisons sont assez limités je l’accorde). Les muffins étaient froids et secs. Je ne sais pas trop si c’était « encore congelé » ou « rassis depuis 3 jours ». Probablement un mélange des deux.

DSC_5514

Ça ne nous empêche pas de faire une photo pour Aurore. Bah oui maintenant on ne peut plus côtoyer la chaine sans penser à elle et encore moins aller dans un Starbucks au bout du monde sans lui envoyer une photo. Faudrait que je lui demande si elle en fait collection.

10h, le parc est ouvert, on est repu et on est prêt à faire la queue derrière les 3 ou 400 personnes qui sont arrivées pendant notre petit déjeuner. C’est parti pour une longue journée de 9h de folie à marcher (beaucoup) faire la queue (un peu), grignoter et boire (pas mal), prendre des photos (quelques-unes) et bien sûr faire des attractions (presque toutes).

DSC_5526

Petit bilan de ce 3ème parc Universal.
Les points positifs :

  • Les décors sont très soignés (à l’extérieur comme à l’intérieur des attractions)
  • De vrais univers complets et bien développés en terme de décoration (Far Far Away, le préféré de Céline, The lost world, l’Egypte, Sci-Fi, Madagascar et Hollywood)
  • Pas mal d’attractions adaptées aux enfants, même de petite taille (je pense à Pierre qui a fait à peu près autant d’attractions que nous)
  • Le manège de Sesame Street (le pendant de « small world » de Disney)
  • Transformers, toujours aussi bluffant
  • Toute l’introduction de la momie (avant le lancement du ride) qui est particulièrement soignée. Il y a même 2 pièces avec le feu (une fois sur le côté et une fois au plafond)

Les points négatifs (pardon, d’amélioration) :

  • Toujours pas de double dragon. Après quelques recherches sur Internet, j’ai trouvé qu’il était arrêté depuis plus d’un an et qu’il n’a jamais vraiment fonctionné depuis l’inauguration du parc en Mars 2013. D’ailleurs il est grisé sur le plan du parc, ce qui laisse présager de sa destinée
  • Il n’y a aucune attraction à sensation (je ne considère pas la Momie comme attraction à sensation au vu de la durée très limité du ride et de sa médiocrité)
  • C’est relativement cher à l’intérieur du parc
  • On a très très mal mangé chez Meryl’s le midi
  • Le parc est relativement petit
  • Aucune ambiance et pas d’univers au niveau du village. C’est vraiment dommage, surtout le soir ça permet de prolonger la féérie

Globalement on est content d’être venu, même si au début j’hésitais beaucoup car il n’y avait pas vraiment de nouvelle attraction hormis le double dragon (oui j’ai encore les boules !) et puis on avait fait l’Universal de L.A. il y a moins d’un an.

Mais finalement la magie Universal fonctionne toujours. Faire un parc avec des enfants ça se fait bien d’autant qu’on prenait les single rider couplés à un child swap et au final on n’a presque jamais fait la queue. Et puis on a eu beau temps pour ne rien gâcher, donc très belle journée. Pierre a également adoré et a encore énormément marché sans rien dire.

Le fameux double dragon !!

Le fameux double dragon !!


Si on devait classer les 3 parcs, on mettrait Orlando loin devant (sous-entendu Universal Studio + Island of Adventure) et Universal Singapour viendrait en second. Il est plus simple que L.A. pour se déplacer, il y a de vrais univers, les décors sont beaucoup plus soignés et surtout les enfants y trouvent de quoi s’amuser. Même Jeanne en a profité avec quelques tours de Carrousel et un spectacle de musique qu’elle a adoré. Par contre il va falloir retravailler ses références musicales parce que la pop des années 90 comment dire… et c’est rien en comparaison des chorégraphies qui allaient avec !

DSC_5518

On a terminé la soirée dans le village avec des fajitas honteusement chères (obligé de partager le plat, oui madame !), mais bonnes, je dois le reconnaitre. Le repas a été un peu difficile avec Pierre qui est crevé, mais difficile de lui en vouloir après les 2 journées qu’on vient d’enchainer. Quant à Jeanne, elle a passé la journée sur mon dos donc elle est un peu excitée, ça plus le fait qu’elle est sûrement encore sous le coup de sa maladie.

Bref, retour à l’hôtel. On a tous qu’une envie c’est d’aller se reposer un peu d’autant que demain on fait le transfert vers Mersing pour se rapprocher de Tioman. Mais on ne sait toujours pas comment on le fait ce transfert !

Des nouvelles de Jeanne ? Elle n’a plus de fièvre (ouf !) par contre elle commence à avoir des boutons un peu partout sur le ventre et le dos… super !


Jour 17 : Singapour – Johor Baru – Mersing

DSC_5593

Aujourd’hui on retourne en Malaisie pour se rendre à Mersing. C’est une petite ville sur la côte Est qui n’a comme seul intérêt que d’être le point de départ des bateaux pour l’île de Tioman.

Mais avant cela, on se prépare. C’est l’occasion de vérifier l’évolution des boutons de Jeanne. Ça s’est amplifié ! Elle est couverte sur le torse, le dos et un peu le visage. De tous petits boutons qui donnent un aspect rose. 3 jours de fièvre proche de 40 suivis de boutons, ça ressemble furieusement à une roséole. Pierre en avait fait une quand il était petit. Heureusement d’ailleurs sinon je pense qu’on serait allé directement à l’hôpital !

C’est tout de même étonnant que nos 2 enfants aient fait une roséole, maladie (soit disant) peu fréquente. Mais mieux vaut ça qu’autre chose.

C’est donc rassurés qu’on poursuit notre préparation. Valise, check out et petit dej chez l’indien qui comme hier n’est pas capable de prendre correctement une commande. Résultat, Pierre doit attendre ½ heure avant de voir son petit dej arriver.

On profite des 2 heures restantes pour aller au supermarché. Il parait qu’on peut trouver des smartphones à moitié prix ici. Ça tombe bien, le mien va fêter ses 4 ans (si c’est possible) et Céline a cassé son écran lorsqu’on était à Kula Lumpur.

Le Routard recommande un supermarché dans little India. Ça tombe bien c’est à 10 minutes de chez nous.

Je n’ai jamais vu un supermarché si grand et surtout si mal organisé. Impossible de trouver ce qu’on cherchait (bah oui on avait de vraies courses à faire aussi). Obligé de demander 3 ou 4 fois avant de trouver les petits pots pour Jeanne ! Bref, pour ce qui est du smartphone, grosse déception pour Céline qui se voyait déjà avec le nouveau HTC One… les prix sont les mêmes que chez nous.

En fait c’est possible d’en avoir des pas cher, mais il faut aller dans les petites boutiques au coin de la rue. Par contre il faut être un prof de la négo et si connaître vraiment bien car il y a, parait-il (mais j’ai du mal à le croire ;o) quelques arnaqueurs.

La passage de la douane ça met dans et état là !

La passage de la douane ça met dans cet état là !

 

Tant pis, on file à la station de bus pour rejoindre Johor Baru. De là, on verra sur place comment nous poursuivons notre périple.

La traversée de la frontière dans ce sens a été encore plus laborieuse qu’à l’aller. Bien que les formalités soient plus simples (pas de contrôle des bagages) nous avons emprunté une ligne de bus régulière qui n’attend pas entre chaque étape. Obligés de changer de bus à chaque fois et d’attendre entre 10 et 20 minutes sans être vraiment certain d’attendre au bon endroit.

Au final il nous a fallu pas moins de 3 bus pour rejoindre la plateforme de Larkin, le tout en plus de 2 heures dont la moitié en formalités douanières et en attente.

C’est donc à Larkin qu’on ne sait plus quoi faire. 3 options : On trouve un bus pour Mersing aujourd’hui, on prend un taxi, sous réserve d’un prix correct (et qu’un taxi veuille bien nous emmener à 2 heures de route d’ici) et enfin, 3ème possibilité, on prend un hôtel en attendant le bus de demain matin.

Finalement, à la descente du bus, alors que Céline pose un petit pied sur le sol, c’était un grand pas pour le mec qui nous attendait, prêt à nous vendre tout ce dont nous avions besoin.

Coup de chance, il faut bien le dire ! 20 minutes après notre arrivée il y a un bus qui part pour Mersing. Il faut savoir que le bus a un réel intérêt économique dans ce pays. Johor Baru – Mersing c’est 2h30 de route pour 5€ par personne. Pas de fatigue, pas cher… mais complètement dépendant !

DSC_5600

Mersing

 

20 minutes, juste le temps de commander un McDo à emporter… Et oui, c’est drôlement bien fait tout ça… y a un McDo sur la plateforme de bus !

Et c’est reparti pour 2h30 de bus… Mais cette fois ci avec la télé. On se croirait dans un avion. Pierre est ravi… donc nous aussi ;o) Cela nous permet de passer un trajet un peu plus tranquille, même si Jeanne est toujours aussi demandeuse d’attention.

18h, on arrive à Mersing. On descend du bus et on se jette sur nous. Décidément, pas besoin de chercher quoi que ce soit ici. Bon j’exagère un peu. On nous accueille gentiment pour nous vendre les billets de bateau du lendemain. Un peu sceptique au début, surtout au vu du prix mafiosique du billet, je me rends compte rapidement qu’il n’y a pas de quoi. La vendeuse nous l’a gentiment indiqué : « Vous n’avez pas le choix, il n’y a qu’une compagnie qui dessert l’île ». Et bah comme ça c’est plus clair !

Une fois cette histoire de bateau réglée, cette même dame, charmante au demeurant (je veux dire gentille), nous conseil un hôtel pas loin. Petit dej inclus, plus une navette pour nous emmener au bateau le lendemain matin (ça sent l’arrangement tout ça). Mais bon, pourquoi pas, on peut toujours aller y jeter un coup d’œil.

On demande donc une chambre pour la nuit. Coup de chance incroyable. Ils leur restent justement une dernière chambre de libre. Nan mais quand même, quelle était la probabilité que dans ce très grand hôtel de cette ville sans aucun intérêt il reste encore une chambre ? Et pour avoir bien l’impression de se faire… comment dire… non mes enfants me lirons peut-être un jour donc je vais taire ce que je pense. Bref, pour couronner le tout ils nous demandent 50% de plus que ce que nous avait dit la femme du bateau. Demi-tour immédiat, il y a plein d’autres hôtels à côté.

On n’a pas fait 10 mètres que le patron sort pour nous dire qu’il ne peut pas nous laisser partir comme ça avec nos enfants. En gros il a pitié de nous. Commence alors une partie de négociation sur ce qu’on est prêt à mettre. La conversation s’arrête nette dès que Céline annonce les 150 Ringgit annoncés par la femme du bateau. Un miracle.

DSC_5614 DSC_5612

On s’installe tranquillement dans cette grande chambre pour 4 qui est bien en dessous du standing du prix qu’on paye… et far far away de celui demandé à la base. Mais elle fera très bien l’affaire.

Repas chez le chinois d’à côté qui nous sert un Fried rice extraordinaire. De très loin le meilleur qu’on ait mangé. Le riz est croustillant et fondant en même temps avec un goût divin.

On couche Jeanne à 21h, ça lui fait du bien. Pierre fera son cahier avec Céline et moi le journal comme tous les soirs. Demain on part pour l’île de Tioman, élue plus belle île du monde par le Time magazine (d’accord c’était dans les années 70).

Singapour-Mersing


Jour 18 : Mersing – Tioman (Tekek)

DSC_5618

6h15 le réveil sonne. On a un bateau à 9h et il faut y être1 heure avant. C’est long 1h d’avance pour prendre un bateau, ils prévoient vraiment large… du moins c’est ce qu’on pensait.

On profite du fameux petit déjeuner qui était inclus dans notre nuit au Timotel de Mersing. Pas mal mais c’est loin d’être le meilleur qu’on ait fait. Y a même pas de roti canaï (je sais je commence à faire une obsession là-dessus).

On part à la jetée pour prendre notre bateau. Il est 8h05 et à partir de maintenant on va compter :

  • On descend de la navette avec toutes nos valises, sacs et encombrement divers (genre une grosse licorne peluche venant tout droit du Minion store d’Universal Singapour) et on fait la queue pour donner nos tickets achetés la veille (1)
  • On fait la queue ailleurs pour s’inscrire sur une liste et donner nos numéros de passeport (2)
  • On se présente au guichet de la conservation du littoral pour se délester de 50 nouveaux Ringgit. Une taxe sortant de nul part alors que le prix du bateau été déjà super cher. On en est donc à (3) !
  • Avec ce nouveau justificatif en poche, plus nos billets tamponnés on a le droit d’aller chercher nos cartes d’embarquement… non sans faire la queue bien sûr ! (4)
  • Et c’est seulement maintenant qu’on a le droit d’aller faire la queue une cinquième fois pour monter dans le bateau

Il faut faire la queue 5 fois !!! Nan mais sérieusement ?! Je te mettrais un coup de Lean Six Sigma là-dedans moi, ça ferait du bien à leur productivité ! Et en plus on part avec 30 minutes de retard ! Je comprends mieux pourquoi ils nous demandent d’être là 1h avant le départ.

La traversée durera un peu plus de 2h. On descendra du bateau au 3ème arrêt, le débarcadère de Tekek (prononcé Téké) sur Tioman Island. Sur place, la navette du Berjaya Tioman Resort nous attend. On file tout droit vers le complexe et on s’aperçoit assez rapidement qu’on nous emmène en prison.

On s’éloigne significativement de la « ville » de Tekek, peu de moyen de transport pour aller du resort à la ville… D’une manière différente des casinos de Las Vegas mais probablement avec la même efficacité ils arrivent à cantonner le touriste là où il doit dépenser son argent. L’hôtel s’occupe de tout pour nous : golf, plongée, snorkeling, tennis, spa… bref, tout ce qu’on veut ils le vendent (ça ferait un super slogan ça !).

DSC_5619

Plus belle île du monde… ouais enfin bon quand il fait ce temps là…

 

Il est à peine 12h est on prend procession de notre chambre. On est à l’étage supérieur de notre chalet. Ce sont des chalets de 4 chambres sur 2 étages. Rien de merveilleux mais y a de la place, c’est propre et il y a tout ce dont on peut avoir besoin. On a même un balcon avec vue sur la mer = descriptif de l’agence immobilière. En vrai, on aperçoit la mer entre les palmiers et le chalet du voisin. Plus sérieusement, on est pas mal placé à deux pas de la plage.

On fait un petit tour de l’ensemble en allant déjeuner. La première impression générale c’est qu’il y a beaucoup de monde, beaucoup de chalets et peu de place sur les transats de la piscine ou de la plage… Bref, on est dans un resort !

On retourne profiter de notre chambre pour une petite sieste. Il fait trop chaud pour aller au soleil et le transfert nous a un peu fatigués. N’arrivant pas à trouver le sommeil j’abandonne tout le monde pour aller voir si je peux faire de la plongée. Il paraît que je suis sur l’un des plus beaux sites au monde donc je ne vais pas laisser passer ça !

Une fois les renseignements pris, je suis un peu déçu. Il n’y a qu’un seul spot de plongée pour demain et après-demain. Les autres sont réservés aux groupes ! Je réserve donc une plongée (moi qui voulais en faire 3) pour demain 14h. C’est pendant la sieste, plus simple pour Céline.

A mon retour on part à la plage. On trouve 2 transats de libre sous un parasol en coco. On commence par aller nager un peu avec les enfants puis on part faire du snorkeling à tour de rôle.

On n’est pas dans un lagon comme à la Réunion où il y avait plein de poissons. Là il y en a mais il faut les chercher un peu. Dès qu’on les trouve, ils s’attroupent et nagent très près de nous… voire même ils nous touchent (petite pensée pour Rorore) Je me suis même fait mordre 2 fois, et pas qu’un peu (si si, les poissons mordent).

On voit surtout des petits poissons jaunes et noirs et quelques moyens (20-30 cm) dont une race multicolore magnifique qui mange en raclant le sable et les rochers avec ses dents. Ils raclent tellement fort qu’on les entend sous l’eau.

Pendant ce temps, Pierre a eu le temps de faire un château de sable avec Céline… visiblement je suis parti longtemps :o/

On poursuit par un petit tour à la piscine car Pierre voulait absolument y aller mais on rentre précipitamment au moment où un gros coup de vent se lève. Les nuages noirs qui vont avec annoncent une pluie imminente.

DSC_5625

C’est notre premier jour alors on fait simple ce soir en allant manger au buffet de l’hôtel. Il est réputé pour être le meilleur de l’île. C’est vrai qu’il est très bon et très varié mais peut-être un peu cher pour le pays (80 ringgit). D’un autre côté, je n’ai aucun autre point de comparaison, ni dans le pays ni ailleurs. On ne fait jamais de buffet.

Le moment est venu d’aller se coucher. Demain on reste là, on se repose, on va à la plage, bref, on ne fait rien à part ma plongée ;o)

Mersing-Tioman


Jour 19 : Berjaya Tioman Resort

DSC_5718

Aujourd’hui c’est Pierre qui nous réveille à 8h30. Ca y est, il commence à trouver son rythme.

Ce matin on y va tranquillement, c’est les vacances. On file au buffet du petit déjeuner. Il est énorme, dans tous les sens du terme. De par sa taille, on y trouve de tout pour tout le monde, aussi bien du sucré que du salé. Du local bien sûr avec des noddle, du riz, du plus continental avec des saucisses, omelettes, toasts , fruits, céréales et surtout pan cakes et roti canaï (les meilleurs du voyage) … bref, tout ce qu’on peut servir à un petit déjeuner. Mais il est également énorme de par sa qualité qui est vraiment excellente.

Une fois largement rassasiés, on part faire ce pour quoi on est venu… s’allonger sur les transats en regardant la mer à l’ombre des parasols en toit de palmes. Céline part faire un peu de snorkeling pendant que je reste avec les enfants. Elle revient assez vite, tout excitée pour partager sa trouvaille. Un endroit avec du corail (de plusieurs types) et beaucoup de poissons qu’on n’avait pas encore vu.

Une fois décrit avec tant d’exaltation, je ne pouvais attendre plus longtemps pour aller y jeter un coup d’œil. Armé de mon masque et de mon tuba, je fonce directement là-bas… et me perds dans l’espace-temps de la grande bleue. C’est un peu comme lorsqu’on se met devant un PC, on sait quand on commence mais jamais quand on termine. Le temps passe sans aucune prise sur vous. Quand on revient à la réalité, il pourrait s’être écoulé 15min comme 1h30… impossible à dire. C’est la magie du snorkeling.

DSC_5693

A mon retour Pierre est endormi sur un transat enrubanné d’une serviette. Il faut dire qu’il est resté tout le temps de ma plongée dans la mer à jouer avec de l’eau jusqu’au coup. Quelle différence avec l’année dernière. Aujourd’hui il va seul dans la mer et en plus il aime les petites vagues… Nan mais Allô quoi !

S’il y a bien une chose sur laquelle Pierre a progressé durant ces vacances, c’est la confiance en soi. Et c’est plutôt une bonne chose. Il parle plus facilement aux inconnus qui viennent le toucher ou lui parler (et il y en a beaucoup ici), il est capable d’aller chercher quelque chose tout seul en s’éloignant de nous, il n’a plus peur de nager dans la piscine, plus peur des vagues… bref, ces vacances lui auront fait beaucoup de bien.

On ramène tout le monde à la chambre pour la sieste et je pars faire ma « vraie » plongée. Je suis passé par le club de plongée de l’hôtel (pas vraiment le choix). Les impressions par téléphone n’étaient pas très bonnes lorsque j’ai pris rendez-vous. Finalement ça c’est bien passé. Le club est sérieux, le matériel en très bon état et de qualité, particulièrement mon masque qui était vraiment top !

DSC_5695

C’est aussi ça le temps dans les îles paradisiaques…


On a plongé autour de Renggis Island à 3 tours d’hélice de notre plage. On y accède presque à la nage tellement c’est prêt. C’est un énorme massif de coraux de différentes sortes. C’est le plus beau massif que j’ai vu pour l’instant (et pourtant il y avait du lourd à Marie-Galante).

La plongée a duré environ 45 minutes avec un plus bas à -9 mètres, mais la plupart de la plongée s’est déroulée entre 4 et 6 mètres. J’ai pu voir beaucoup de poissons colorés, des poulpes (enfin il me semble), une murène et surtout ma première tortue !! Je l’avais loupée de peu à la Réunion pendant mon baptême de plongée. Cette fois j’en ai bien profité pour l’admirer de prêt. Elle est passée à 1 mètre au-dessous de moi. Magique !

Petit bémol sur la plongée, la visibilité n’était pas géniale. Il y avait une espèce de brouillard de sable. Ça n’empêchait pas de voir, mais après avoir connu les conditions de Marie-Galante, je suis très exigeant. Je pense que je ne suis pas prêt de retrouver cette limpidité.

En tout cas j’étais super content de pouvoir refaire une plongée. Ça fait vraiment du bien. J’en suis maintenant à 8 et je commence doucement à me sentir plus à l’aise. Je maitrise beaucoup mieux ma respiration et je suis plus stable dans le maintien de la profondeur de plongée… cela reste néanmoins mon principal axe d’amélioration. Dommage qu’ils ne fassent pas une autre plongée ailleurs demain… je vais devoir me contenter d’une seule descente parmi les poissons.

Lorsque je reviens, je retrouve tout le monde attablé en face de la piscine en train d’attendre un banana split et un milkshake à la fraise. La vie est belle sans moi ! Le temps d’un gouter rapide et on échange avec Céline. Elle part se faire masser 1h30. Un bon massage, mais elle se rend compte à quelle point sa masseuse de Malacca était exceptionnelle !

DSC_5705

Pendant ce temps, on a passé 2 heures avec les enfants dans la piscine. Non-stop ! Pierre était infatigable.

On a la chance d’avoir une belle piscine avec plusieurs bassins (pour les bébés comme pour les plus grands), 2 toboggans et un bain à bulles, le tout en débordement d’un bassin à l’autre. Très bien conçue, pratique et agréable. On en a bien profité. Pierre nage maintenant tout seul (avec les brassards) et passe d’un bassin à l’autre sans problème. Quant à Jeanne, elle fait du toboggan avec moi et saute dans mes bras depuis le bord de la piscine. Elle, rien ne lui fait peur. Ça va être une vraie casse-cou.

Après quelques photos « coucher de soleil », on va tester l’un des deux restos qui sont à la sortie du Resort. Les deux font dans le poisson. On prendra une écrevisse de 550 grammes pour nous deux. Faut dire qu’à 4€ les 100gramme, c’était le bon endroit pour cette nouveauté.

Préparée avec une sauce beure citron, elle est excellente. Un bon repas dont on ne profite pas pleinement. Jeanne continue ses crises. Comme à chaque repas, elle veut être sur nos genoux. Quand je finis par la prendre avec moi, elle s’endort directement. Epuisée ! Difficile de se remettre de la roséole… à moins que cela soit ses 4 nouvelles molaires qui la travaillent

C’est une excellente journée qui se termine. Demain on continue de ne rien faire.


Jour 20 : Berjaya Tioman Resort

DSC_5810

7h15, tout le monde dort… ou presque. Céline sort en catimini de la chambre pour profiter du calme matinal de la mer. Un peu de snorkeling, mais pas trop parce qu’elle croise un gros poisson aux branchies peut avenantes. Elle en profite également pour réserver nos places de piscine sur les transats. Les meilleures places du resort : Accès direct à la plage et à la mer.

DSC_5822

Il faut se lever tôt pour avoir un transat ici. Je ne sais pas comment font les gens, mais dès 7h30, la moitié des places est déjà prise. Et inutile de compter en récupérer dans la journée, une fois auto attribuées les gens ne les lâchent plus, même s’ils partent plusieurs heures faire autre chose.

DSC_5776

On passera la journée entre piscine, mer, snorkeling (pas très intéressant aujourd’hui), tout sauf du repos ! Ça demande beaucoup de temps un Pierre qui joue dans la piscine ;o) Rien ne viendra perturber cette journée de détente, pas même l’énorme varan de plus de 2 mètres qui se promenait tranquillement dans les allées du Resort.

DSC_5788

On profitera du coucher de soleil pour faire une séance photos sur la plage, suivi d’un apéro avec vue sur mer. Un bon moyen de clôturer notre séjour à Tioman.

DSC_5807

Demain c’est le départ pour Kuala Lumpur et dans 2 jours c’est l’avion…