Grands parc US : carte d’identité


 

 

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Tour operator : Voyage organisé par Céline 

Destination : Le grand ouest américain (Los Angeles, Grand canion, Moab, Brice, Zion, Las Vegas, Death Valley, Legoland, Holliwood, Malibu…)

Date : du 21/10/2013 au 9/11/2013

Particularité : Premier voyage de Jeanne, premier voyage en camping-car

Auteur du récit : Sébastien


Jour 1 : Bréthencourt – Los Angeles

– Vous partez où en vacances ?
– En Californie, pour 3 semaines.
– Ah sympa, et les enfants ils vont chez les grands parents ?
– Euh… non, on les emmène. On prend un camping-car et on part tous les 4.
– … Ah ouais, vous êtes courageux !

C’est après ce type d’échange entre collègues que nous voilà enfin arrivés au 21 octobre 2013, premier jour de nos vacances en famille dans le grand ouest américain. C’est trop tôt pour dire si on a bien fait d’emmener les enfants, mais sur le papier ça promet des vacances Legen (attend la suite) !

Après une très grosse frayeur de 17 jours, pendant lesquels Barack a résisté aux Républicains, ce qui provoqua le shutdown et la mise au chômage de plus d’un million de fonctionnaires (et donc la fermeture de la plupart des parcs), nous voilà réveillé à 4h30 du matin, pour se préparer à partir.

Je relisais un carnet de route il y a peu dans lequel je commençais en disant qu’on faisait toujours des nuits très courtes les veilles de départ… ca se confirme encore cette fois-ci avec moins de 4 heures de sommeil ! Pas grave, les yeux piquent, mais c’est pour la bonne cause. On prend la voiture, direction Roissy CDG où le vol AF0066 pour la cité des Anges nous attend. C’est parti pour un road trip de 3 semaines dans l’ouest américain.

Arrivée en Californie à 13h, heure locale, après 11h30 de vol, 3h à l’aéroport CDG et surtout, surtout, un très bon voyage grâce à 2 enfants au top ! Pierre et Jeanne ont été adorables, des enfants modèles. Les vacances s’annoncent bien pour l’instant.

Nos premiers pas sur le sol américain depuis la conception de Pierre sont décevant : 18°C et nuageux. C’est ça la Californie ?

On prend la navette pour le Crown Plazza qui se trouve non loin de l’aéroport LAX. On s’installe très rapidement avant de repartir marcher vers les quelques magasins du coin pour ne surtout pas s’endormir. Sinon, avec le décalage horaire, la nuit risque de se terminer à 2 ou 3 heures du matin.
On marche beaucoup plus que ce qu’on voulait et finalement il n’y a aucun magasin pour nous occuper. On rentre donc après 2 heures de marche pour prendre un petit bain et se coucher tôt (19h) afin de bien se remettre.

Une bonne et longue nuit nous attend… enfin, nous attendait. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est toujours lorsqu’on est hyper fatigué, au bout du rouleau, que les enfants décident de vous faire passer la pire nuit de votre vie ! Inutile de rentrer dans les détails, mais ce fut une nuit très… hachée !

Dary!


Jour 2 : Los Angeles – Needles

Le rêve américain

Le rêve américain

Levé à 6h15. Bon ça va, avec le décalage horaire ce n’est pas trop dur, malgré la nuit agitée à cause de Pierre et Jeanne.
Petit déjeuner en provenance du Starbuck de l’hôtel et départ en navette pour aller récupérer le camping-car. 30 à 40 minutes de route sont nécessaires… Je ne pensais pas que cela serait si loin.

On arrive enfin sur un grand parking avec des dizaines de camping-car. C’est assez impressionnant. On en voit un petit à l’entrée, prêt à partir… c’est le plus petit donc surement le notre !

On commence par une vidéo de 20 minutes sur l’utilisation d’un RV (Recreational Vehicle). On a le choix entre Anglais et Allemand. Et oui, 75% des clients sont allemand. On prend évidement la version anglaise, et bien que mon niveau ait considérablement progressé ces 2 dernières années, c’est pas super facile. Je capte environ 90%, ce qui est suffisant, mais le nombre d’info à retenir fait un peu peur… est-ce vraiment une bonne idée d’avoir pris un camping-car ?
On termine la prise de possession du RV par un tour de présentation en live cette fois-ci. Finalement, ca devrait le faire… et puis toute façon, on verra bien à l’usage.

Après 2 heures sur place, on part enfin… faire les courses. Bah oui, faut bien le remplir ce camping-car. Direction Wallmart pour faire quelques courses et 2 nouvelles heures plus tard, on prend enfin la route… il est déjà 13h.

Ça rigole pas !

Ça rigole pas !

Les 250 miles du jour (375 km) se font au cœur de paysages magnifiques. Montagne au loin, désert entre elles et nous. On traverse des étendues sauvages sur une route complètement linéaire où un léger rayon de courbure rompt occasionnellement la monotonie.C’est parti pour notre première étape : Direction Kingman. La prise en main n’est pas évidente. C’est grand, c’est gros/lourd, il y a une grande prise au vent et au delà de 65 miles/h ça tangue de partout. Je vais y aller tranquillement avec ce bateau.

Sur la route, on rencontre pas mal de trains de marchandise : 4 locomotives et des dizaines de wagons… combien de kilomètres de wagon ? Impossible à dire mais c’est vraiment très impressionnant (en cherchant sur Internet j’ai trouvé qu’il est fréquent d’avoir des trains de 2 kilomètres de long aux US).
Chose étrange, ils sont tous à l’arrêt en plein milieu de nulle part. Après quelques miles on comprend. Un train s’est renversé et est en feu. 5 wagons de céréales en train de bruler font l’accordéon sur le flan.

18h, la nuit tombe, et elle tombe assez vite ici. On décide donc de raccourcir l’étape de 60 miles. De toute façon, les enfants en on marre et les pleurs sont insistant. On s’arrête donc à Needles dans un camping KOA pour camping-car. Bon bah c’est un parking avec électricité et eau pour la modique somme de 30$ la nuit. Un peu abusé tout ça !

On s’installe tranquillement, prenant le temps de découvrir le fonctionnement du camping-car. On range toutes nos affaires et après un repas très léger, on est au lit à 21h. C’est parti pour notre première nuit en camping-car.


Jour 3 : Needle – Williams

Aujourd’hui, on décide d’y aller tranquillement… On profite, on prend notre temps. Du coup, levé assez tard et petit déjeuner dehors au soleil… pas mal le camping-car !

A 9h on part en direction de Grand Canion. Aujourd’hui on arrête de rigoler et on commence les choses sérieuses. Mais avant ça, on met le cap sur Kingman qu’on devait rejoindre la veille. 60 miles au programme, une broutille !

En sortant de la ville de Needle je profite pour m’arrêter faire de l’essence. Il me reste 1/2 plein, mais on ne sait pas trop ce qu’on va trouver vers Grand Canyon.

En France, on a une Laguna depuis peu qui consomme entre 5,6 et 6 litres aux 100 km. Je trouvais que c’était beaucoup, mais ça… c’était avant ! Aujourd’hui quand je passe à la pompe avec mon gros camping-car Ford et que je dois débourser 120$ pour avoir fait 250 miles (375 km !!!) j’ai un peu les boules… non, en fait je suis carrément en panique en calculant le budget essence des vacances… ça ne va pas être possible. Il faut savoir que notre veau consomme entre 20 et 25 litres au 100 km ! Finalement ma Laguna ne consomme pas tant que ça ;o)
Enfin tant pis, trop tard pour changer. Et puis à défaut d’être économe, c’est un moyen de transport assez sympa et pratique. Pierre nous a déjà dit qu’il aimait beaucoup le camping car. Moins que l’avion bien sûr, mais qui peu rivaliser avec la télé en continue et sur demande de l’avion ? Bah non personne !

On arrive à Kingman vers 10h30. On passe au musée de la route 66. Pas très intéressant mais on apprend quand même que c’est Eisenhower qui est à l’origine des autoroutes aux US (sur une idée prise chez les allemands) et donc de la disparition des grandes routes mythiques, telle la route 66.

On passe également faire un tour au musée des indiens qui n’a aucun intérêt et on termine la visite touristique par une gigantesque locomotive. Un truc complètement démesuré. Rien que les roues étaient plus grandes que moi. Pierre était forcement aux anges.

On s’arrête au Diner du coin pour manger un bout. Il est magnifique, le même que dans les séries. Au cours du repas, il y a un (vieux) vétéran qui passe voir un soldat (en tenue) qui était en train de manger avec sa copine pour lui raconter tout un tas de chose. Je n’ai pas entendu leur conversation mais à un moment, le soldat se lève et salut le vétéran d’un franc « yes sir ! » chargé d’un profond respect. La voisine de table qui avait écouté la conversation et qui devait être la fille du vétéran était en larmes… y a qu’ici qu’on peut vivre des choses comme ça. J’ai trouvé cette scène vraiment très forte et pleine d’authenticité.

On termine la visite de la ville par un petit tour dans les brocantes locales (si si), et on repart enfin vers 15h. Cette fois-ci, on prend la route 66 et non pas l’autoroute. Céline en rêvait depuis tellement d’années qu’on ne pouvait que saisir l’occasion. 120 km pratiquement sans intérêt. On loupe une boutique qui avait vraiment l’air super et qui vendait de vieux objets de la route… pas de bol, on n’a pas pu s’arrêter assez rapidement (il faut savoir que notre Ford est très long à s’arrêter !).

2ème attraction, Cars land. Un gros craquage des locaux qui ont récupéré toutes les voitures du film et y ont ajouté des yeux. Le résultat et assez étonnant. Une petite ville (enfin chez nous ca serait plutôt un hameau) vraiment sympa.

On termine finalement la journée à 30 miles de Grand Canyon dans la ville de Williams. Jeanne est encore à bout et veut s’arrêter. On trouve un camping simple mais sans trop de monde. Pierre m’aide à brancher le camping-car et c’est parti pour une courte soirée… et une longue nuit très froide… l’altitude fait son effet, tout le monde aura froid cette nuit.


Jour 4 : Williams – Grand Canyon/Cameron

Levé tôt ce matin ! On décide de changer de tactique et de faire la route le matin, les enfants sont plus calmes.

Départ vers 8h pour Grand Canyon après un petit dej aux pancakes. On s’arrête sur la route pour refaire de l’essence mais le souvenir du passage à la caisse est trop douloureux pour m’appesantir sur ce sujet.

On arrive à Grand Canyon par une route toute simple. Pas de montagne, pas de route en lacet… on serait allé au supermarché du coin c’était pareil. Pourtant, le froid nous rappelle qu’on est quand même à 2200 mètres d’altitude.

On se gare sur un parking désert et après quelques pas, c’est le choc ! Il est là, devant nous. Tout ce qu’on peut voir ou lire sur le sujet ne peut vous préparer à ça. C’est simplement grandiose. Les couleurs sont belles, le paysage à couper le souffle. On prend plein de photos en sachant pertinemment qu’on ne pourra jamais immortaliser à sa juste valeur un tel spectacle. J’ai entendu au détour d’un panorama que c’était divin. Chacun ses croyances mais je veux bien croire qu’il y ait un peu de ça !

On fait une balade d’environ 4 km pour admirer différents points de vue avant de revenir au camping-car préparer les sandwichs du midi. On repart, repas en poche, pour aller prendre une navette donnant accès à un parcourt interdit aux voitures. Tout est parfaitement organisé, tout est propre, tout est nickel. On se croirait chez Mickey.

Vue magique sur le Colorado... tout au fond du Canyon

Vue magique sur le Colorado… tout au fond du Canyon

On profite d’un paysage « carte postale » pour notre pique-nique avant de retourner au camping-car pour continuer notre route. Objectif : Desert view à 25 miles pour trouver un camping. Pas de chance, le camping est fermé depuis quelques jours (fin de saison) et les nuages ne nous donnent pas vraiment envie de rester pour le coucher de soleil. On file à Cameron, 30 miles plus loin, qui est la dernière ville où camper avant Page, notre destination de demain.

Les paysages dans les terres des indiens Navajos sont extraordinaires et le couché de soleil est lui aussi splendide. Une journée de superlatif je m’en rends bien compte mais très loin de rendre justice à toute cette beauté.

A quelques miles de l’arrivée, un bref regard au GPS m’intrigue. Il reste 24 minutes de routes mais l’arrivée est prévue dans 1h24… et oui, on change d’horaire sur la route. L’explication viendra plus tard, on passe en fait dans un tout petit territoire qui appartient au indien Hopi qui sont sur un autre fuseau horaire que les Navajos, à l’heure de l’Arizona. Improbable !

On arrive de nuit dans un camping simple, juste à côté de la route mais la vue promet d’être géniale. Le petit dej s’annonce mémorable.