Jour 10 : Kanab – Zion/Las Vegas

Quelle nuit ! On pensait que Jeanne dormirait mieux avec nous par ce froid mais c’est tout le contraire. Elle s’est réveillée toute la nuit. C’était une mauvaise idée, on ne le refera pas.

Avant de repartir pour notre dernier parc, on fait une pause au supermarché d’à côté. J’avais repéré la veille un nouveau Martin (de cars) encore mieux que celui de la route 66. Donc photo oblige avec Pierre.

La route vers Zion est rapide et pas vraiment mémorable. On doit s’affranchir à l’entrée du parc d’une taxe pour permis de conduire dans un tunnel. Si si !! Notre pass annuel multi parcs n’est pas suffisant, il faut débourser un peu plus car on doit passer dans un tunnel de 1.1 miles qui est très bas de plafond. Etant donné notre condition de camping-cariste, la circulation est arrêtée dans l’autre sens pour nous permettre de passer en roulant au milieu de la route. Etrange comme sensation de raser le plafond.

A "l’intérieur" de Zion

A “l’intérieur” de Zion

 

Il n’est pas loin de 12h lorsqu’on arrive au visitor center. On en fait la visite et comme avec tous ceux où nous sommes passé il est très bien fait : une partie information, une partie vente de souvenirs et une partie musée sur le lieu visité. On est loin de nos offices du tourisme.Tout le début du parc propose une roche claire est striée comme si on avait passé un coup de râteau. Plus on se rapproche du visitor center et plus la roche devient rouge, à l’image de Monument Valley.

On mange un bout dans le camping-car avant de partir faire notre petite marche du jour. L’entrée dans le parc se fait par navette depuis le début des années 2000 afin de réguler le trafic. C’est bien organisé : une navette toutes les 10 minutes, des arrêts tout le long du parcours et des explications prodiguées par le chauffeur.

Balade sur le muret

Balade sur le muret

 

Après 45 minutes de bus, on s’élance pour notre rando d’1h30. Zion est le seul des (grands) canyons qu’on fera qui se visite d’en bas. On s’élance donc entre deux immenses montagnes. Une petite rivière coule le long du chemin ce qui rend le fond du canyon assez verdoyant. Les arbres sont jaunes et la lumière donne une jolie photo à l’ensemble. Pierre s’amuse beaucoup en faisant la moitié du chemin perché sur un muret. Malgré tout, les 3.5 km de balade aller/retour ne sont pas très palpitant. Rien ne nous attend au bout de la route.

Un peu déçu, on fait demi-tour. Pierre fatigue mais tient étonnamment bien. Arrivé à la navette, tout le monde est fatigué. On préfère rentrer au camping-car et voir ce qu’on fera pour la suite de la journée. Zion ne nous a pas du tout transportés contrairement à tout ce qu’on a fait jusque-là.

Finalement arrivé au camping-car, on décide de se rapprocher de Las Vegas. En fait, on va même pousser jusqu’à la capitale du jeu dès aujourd’hui. La route est très longue, tout le monde en a marre, mais on arrive enfin à l’hôtel Excalibur après un beau couché de soleil. Un petit hôtel de 4000 chambres (comparé aux 10000 du Bellagio par exemple) avec des tours médiévales très colorées. D’extérieur, c’est assez bluffant. D’intérieur, un peu moins. C’est un peu vieillot mais la chambre a deux lits, c’est parfait pour nous.

Notre hôtel, l'Excalibur

Notre hôtel, l’Excalibur

 

Après l’installation, on fait une petite sortie sur le strip (Las Vegas boulevard). Habituellement, on n’est pas loin du couché à cette heure-là mais… aujourd’hui on est à Las Vegas baby ! La ville où il fait tout le temps jour.

Petit repas, un excellent burger, et on s’arrête au M&M’s store. On gardait un excellent souvenir de celui de New York donc impossible de faire l’impasse ! Personnellement, même s’il est sur 4 étages, je le trouve moins impressionnant. Un peu déçu, mais Pierre s’y éclate comme un fou. C’est le paradis pour lui. Il passe d’un article à l’autre avec le même air ébahi. D’ailleurs c’est un peu le paradis pour Céline aussi.

Dans les déceptions, il y a également le Blue Man Group. Enorme révélation d’Orlando, ils sont également en représentation permanente au Monté Carlo de Las Vegas… mais en repos le seul soir où on pouvait les voir. Dommage !

Mais où est Charlie ?

Mais où est Charlie ?

 

En chemin on passe par l’univers New York (le strip est composé de différents univers reprenant les principaux monuments d’une ville). Assez bluffant. Un mini pont de Brooklyn à l’extérieur (avec quelques travaux d’ailleurs pour aménager les alentours), la trop attendue statue de la liberté, l’Epire State building, le Chrysler… bref, un concentré de Manhattan. Et quand on entre à l’intérieur, l’effet Wouaah est encore là. Une vraie réussite.

On continu la descente du Strip après le repas pour aller au Bellagio, bien connu grâce à messieurs Soderbergh et Clooney. L’objectif étant de voir le fameux spectacle de jets d’eau devant le casino. Grosse déception (décidément !) car il y a 3 petits jets sans coordination particulière… Bref, on est crevé, on remonte le boulevard en quête du Graal, on bonne nuit de sommeil.

De retour à l’hôtel, Pierre reprend sa position d’observation sur le rebord de la fenêtre où il a une vue imprenable sur le monorail reliant Excalibur, le Luxor et le Mandalay Bay. Difficile de le faire redescendre pour aller se coucher malgré l’heure très avancée.
Demain, une bonne grasse matinée nous attend.

Un bout du Strip de nuit

Un bout du Strip de nuit