Jour 1 : Départ pour La Réunion

Eté 2011. Alors que nous sommes sur le point de quitter La Réunion pour revenir en France après 3 semaines de vacances magiques, nous savons déjà qu’un retour sur cette île est inéluctable. Il y a deux raisons à cela : d’abord parce que Pierre n’a que 18 mois et ne peut donc pas marcher. Il passe ses journées sur mon dos et… c’est pas léger. Cette « contrainte » qui ne nous a pas empêchés de faire de nombreuses balades nous a tout de même dissuadés de descendre dans le cirque de Mafate ou de monter au piton des neiges.

La deuxième raison est plus pragmatique… on a adoré cette île ! Cela reste, encore aujourd’hui, l’un de nos plus beaux voyages. On y trouve une diversité de paysages incroyables sur un tout petit bout de terre. On y mange bien, on y boit également bien, on peut passer de la randonnée en montagne à la sieste sur la plage de sable fin avec cocotiers en moins de 2 heures… bref, après ce coup de cœur on savait qu’on reviendrait ici faire ce que nous avions manqué la première fois.

Néanmoins, ce voyage s’est préparé un peu à la dernière minute. Début octobre on prévoyait de partir au Maroc pour faire l’ascension du mont M’Goun afin de se préparer au Mont Blanc que je veux faire pour fêter mon passage des 40 ans… L’avantage du mont M’Goun c’est qu’il culmine à un peu plus de 4000 mètres et qu’il est assez facilement accessible (même en novembre). C’est donc un premier sommet intéressant pour voir si on supporte l’altitude.

Malheureusement , au moment de réserver le voyage, les dates qui nous intéressaient, ne sont plus disponibles… l’agence nous informe que finalement cette saison n’est pas la meilleure pour faire l’ascension… Étrange mais du coup retour à la case départ : trouver un trek (idée principale) et faire un peu de montagne pour voir comment on réagit physiquement aux dénivelés et à de longues marches. Et puis on trouve, un peu par hasard, des billets pas chers pour La Réunion par une nouvelle compagnie low cost… 12 heures en low cost, c’est peut-être un peu osé mais les prix sont tellement intéressants qu’on tente le coup.

Nous voilà donc le samedi 4 novembre à 18h en train de partir pour l’aéroport d’Orly Sud. Les enfants reviennent d’une semaine de vacances chez Mamilène et feront leur rentrée gardés par Mamy qui est venue à la maison.

On commence ces vacances un peu dans le stress… on a beaucoup plus de bouchons que prévu sur la route et on arrive avec plus de 30 minutes de retard sur l’heure prévue. Ça nous laisse quand même 1h30 avant le décollage mais avec tous les contrôles à l’aéroport c’est pas non plus super large. D’autant plus que l’embarquement est annoncé 1 heure avant le décollage, horaire souvent respecté par les compagnies low cost qui sont bien mieux organisées que les grosses compagnies du type Air France.

Deuxième sujet de stress, nos bagages. Bien qu’on sache qu’on ne dépasse pas les 12 kg autorisés pour un bagage en cabine (de toute façon avec l’eau ça fait 15kg à porter tous les jours, c’est largement suffisant pour un trek), Céline a découvert cette semaine que les gros sacs à dos ne sont pas autorisés… mais c’est quoi un gros sac à dos ? Est-ce que nos sacs de 50 litres en font partie ? En regardant plus en détails les mesures, on est vraiment tout juste… voire on pense vraiment qu’on ne passera pas. Et là c’est 300€ de plus sur le prix des billets si on doit passer en soute !

Finalement tout se passe bien et on rentre dans l’A350 tout neuf de French Blue sans aucune remarque sur les bagages. Première impression de cette nouvelle compagnie très positive lorsqu’on s’installe à nos places. L’écartement entre les sièges est très convenable laissant assez de place pour étendre les jambes. Même pour moi ! Autre contentement, l’écran tactile magnifique ressemblant à un tablette avec une petite sélection de films et séries mais qui s’avérera finalement suffisant.

Pour limiter les coûts, et aussi parce que la nourriture d’avion c’est rarement très intéressant, on a pris notre propre pique-nique. C’est bien meilleur et on n’est pas dépendant du service qui a eu lieu un peu tard après le décollage. Le personnel est très bien, bref, une très bonne note pour French Blue qu’on recommande et qu’on reprendra sans aucune hésitation. Avec ce genre de compagnie, je ne vois pas comment le modèle actuel des compagnies classiques va pouvoir subsister encore longtemps.

12 heures d’avion plus tard nous voilà enfin arrivés à l’aéroport Roland Garros de La Réunion. Il fait beau, il fait chaud mais nous avons presque 1h30 d’attente pour prendre notre bus… c’est ça d’être en autonomie et à pied, on dépend des transports.

Programme du jour, retrouver Emilie et Cyrille rencontrés il y a 7 ans et qui sont partis peu de temps après s’installer à La Réunion. Le bus nous dépose à Saint Leu où Cyrille nous attend pour nous remonter un peu sur les hauteurs où ils ont leur maison. À peine entrés, on a l’impression d’être dans une émission de déco : notre regard se tourne immédiatement vers la baie vitrée. Là une piscine enterrée est installée sur une terrasse en bois avec la mer en arrière plan… et rien d’autre. On croirait une photo de magazine avec 3 plans : l’intérieur de la maison, la piscine et la mer. C’est à tomber ! Et la maison n’est pas en reste, toute la déco est parfaite. Bref, la maison de rêve sur une île.

On passe la journée ensemble à profiter de bons plats réunionnais qu’Emilie nous a préparés, de bons vins, de bon rhum, de la piscine et à papoter sur les 7 années écoulées ou sur notre programme pour la semaine. Pas du tout prévu à l’origine, cette entrée en douceur dans nos vacances nous a fait super plaisir.

La soirée ne n’éternise pas trop. Entre la fatigue du voyage, le (petit) décalage horaire et l’abus de rhum pour Céline :o) on va prendre un nuit bien méritée.

 

 

  • mh

    Wahou cette vue !!!

    • M’en parle pas !!! C’est à tomber et bien sûr c’est encore mieux en vrai surtout avec la chaleur du soleil ;o)