Jour 3 : Visite d’un élevage de rennes

Ce matin c’est glandouille !

L’espoir de voir des aurores boréales s’amenuise au fur et à mesure que les nuages arrivent et que la température monte car ce matin il neige ! Pas grave. Le temps est propice à lire devant la cheminée.

Midi arrive, on descend au restaurant pour prendre une soupe aux « peas » (pois). Vite avalée on part faire notre première activité : visite d’un élevage de rennes en motoneige.

Une motoneige pour deux. Mamour prend les commandes pour l’aller. Les sensations sont sympas mais c’est quand même assez bruyant. A peine 10 minutes après notre départ, on se fait arrêter par deux mecs en motoneige… ils ont un blouson bleu… bleu gendarme !! Incroyable, on est au fin fond de la Laponie, il est 13h et on a le droit à un contrôle d’alcoolémie… Ils ne rigolent pas les Finlandais. Heureusement tout va bien et on repart pour la ferme aux rennes.

Nous y arrivons après une petite demie heure de motoneige.Les rennes et bah en fait c’est petit et ça ne présente pas de grand intérêt. On nous fait monter dans des luges tirées par des rennes, deux par deux, toutes attachées les unes au autres. La balade d’une demie heure dans les bois n’est pas sensationnelle.

Retour au camp, on rentre au chaud dans un tipi pour prendre un café en écoutant le guide nous parler de ses rennes (en anglais bien sûr !).
Donc, la population des rennes (reindeers en anglais) est de 200 000 individu en Laponie finlandaise. Comme c’est le maxi des quotas autorisés par l’état, ils comptent les rennes tous les ans et pour réguler le nombre, ils vendent les surplus pour en faire de la viande.

Chaque femelle renne a un petit par an. A la fin de l’hiver tous les rennes sont libérés dans la forêt. Au mois de juin, les femelles mettent bas et les éleveurs doivent mettre leur marque sur les petits de leurs femelles. Le mois de juin est également le mois d’invasion des moustiques. Il y en a tellement que les rennes se regroupent en immenses troupeaux pour s’en protéger. C’est comme ça que les éleveurs les repèrent et marque autant de petit s qu’ils ont de femelles.

En octobre, les éleveurs doivent compter les rennes. Ils profitent de la période de l’accouplement. Pendant cette période chaque mâle regroupe le plus de femelles possible. Grâce à ces regroupements, le comptage devient plus facile.
En hiver, les rennes ne trouvent plus rien à manger dans la forêt. Les seules baies qu’ils pouvaient manger poussaient dans des forêts de plus de 200 ans. Avec l’industrie du bois, de telles forêts n’existent plus ! Les éleveurs récupèrent donc leurs rennes pour l’hiver et les nourrissent de fourrage.
Le coût de la nourriture pour l’hiver compense juste l’argent récolté par le tourisme et la viande, le métier d’éleveur ne permet donc pas de s’enrichir mais de vivre au contact et au rythme de la nature.

Après cette longue explication, on part voir les jeunes rennes de l’année et on repart en motoneige. Là c’est moi qui conduis ! A fond les ballons, mamour avait raison, la motoneige c’est super sympa.

On rentre à l’hôtel, le rituel sauna, feu de cheminée, apéro précède un dîner encore succulent.
On remonte dans la chambre car il neige encore, alors on s’installe devant la cheminée pour un peu de lecture avant de dormir.

Demain les chiens de traîneaux nous attendent.