Jour 5 (2ème partie) : Panarea et Stromboli

Après un au-revoir ressemblant à un adieu, nous entamons notre montée tant attendue vers 18h, le but étant d’arriver au sommet pour le coucher de soleil. On commence à monter tranquillement à travers la végétation. Le sentier est de bonne qualité, ponctué régulièrement de marches.

Bruno, prêt pour la mine !

Bruno, prêt pour la mine !


Tout le début de la montée nous donne une vue imprenable sur le village de Stromboli. L’allure est bonne, du coup la barre des 400 mètres d’altitude est atteinte en 40 minutes. C’est l’occasion d’une première pause de 5 minutes. Le niveau des personnes faisant l’ascension m’étonne, personne n’est à la traine pour l’instant. Notre niveau est donc si « normal » ?

On repart pour 40 minutes. On sort maintenant de la végétation pour arriver sur les pentes totalement désertiques et noires de cendres. On continue de monter à un bon rythme dans une pente relativement importante. Devant nous et surtout au-dessus de nous se dessine une gigantesque chenille humaine. Combien sommes-nous à faire l’ascension en même temps ? 200, 300,… ? On ne sait pas trop mais je dois bien avouer que cela gâche un peu le défi. C’est la première fois qu’on fait quelque chose d’aussi touristique, à part évidement le lever de soleil sur le Bromo.

La deuxième pause arrive. On en profite pour grignoter un peu car la montée n’est pas de tout repos. Dans notre groupe, une seule personne est à la traine. On repart pour la dernière partie. On ne voit toujours rien des 5 bouches du cratère, mais plus on monte plus les odeurs de soufre commencent à monter au nez. Les explosions du volcan se font également entendre. L’altimètre vient de passer les 800 mètres. Notre but est très proche.

Stromboli village

Stromboli village


Quelques minutes plus tard, une énorme explosion nous fait tressaillir. On aperçoit quelques boules de magma en fusion projetées en l’air. Ca y est, nous voilà sur la plateforme d’attente où nous devinons l’une des bouches du volcan. Il est 20h, cela fait 2 heures que nous sommes partis et l’attente commence.

Il faut attendre que notre groupe puisse prendre la place d’un autre sur le sommet. Le guide en profite pour nous faire une explication, tout en italien bien sûr ! Bruno s’occupe de nous traduire ce qu’il en comprend, c’est-à-dire presque tout. C’est incroyable de facilité pour lui qui ne parle pas italien… Moi j’en profite pour photographier le coucher de soleil. Ca donne toujours des prises de vue magnifiques en haut des volcans… surtout quand ils sont en éruption.

L'ascension... en toute intimité

L’ascension… en toute intimité


20h40… l’attente a été très longue mais ça y est, c’est à nous de monter. On termine l’ascension des quelques dizaines de mètres restant pour surplomber les 5 bouches du Stromboli. Le temps est magnifique, il fait frais du fait de l’altitude mais pas froid. Le volcan a une activité particulièrement importante, bref, toutes les conditions sont réunies pour une contemplation parfaite. On ne verra le spectacle qu’au dernier moment. Les derniers mètres sont terminés, nous sommes enfin en haut… en plein brouillard !

Catastrophe ! L’activité importante du Stromboli produit beaucoup de fumée et le vent du nord nous ramène tout dessus. On ne voit rien ! Absolument rien. On respire à peine tellement les gaz sont forts. La seule chose dont on peut profiter c’est le son. Le grondement intense des éruptions qui ont lieux 200 mètre sous nos pieds… mais on ne voit rien. Quelques taches rouges de temps en temps, rien de plus.

Ca fait presque ½ heure qu’on est là à attendre. J’en ai marre, je suis déçu et j’ai presque envie de rentrer. D’ailleurs, il n’y a plus que notre groupe sur le sommet. On continue tout de même à espérer avec Bruno et Agnès.

Les premières bouches avant le sommets

Les premières bouches avant le sommets


D’un coup le vent change très légèrement, ce qui nous permet de voir les 5 bouches en même temps. C’est inespéré ! On voit du magma en fusion. On peut même apercevoir quelques petites éruptions de 5 ou peut-être 10 mètres de hauteur, difficile de se rendre compte. On est contents, mais tout de même déçus. On se dit que le groupe qui est resté en bas doit avoir un spectacle magnifique avec toutes ces éruptions qu’on ne fait qu’entendre.

On profite de ces quelques secondes de visibilité pour regarder attentivement. Bruno en profite même pour filmer. On passe notre regard d’une bouche à l’autre et d’un coup c’est l’explosion. Une détonation incroyable qui nous fait tous reculer d’un pas. Il y a une gerbe de lave projetée à 50 ou 100 mètres de hauteur. On a tous peur, vraiment peur. Est-ce que cela va nous retomber dessus ?

C’est incroyable, magnifique, captivant. On ne peut plus bouger. Nous sommes pétrifiés devant ce que nous sommes montés voir. C’était long, mais on a fini par l’avoir notre éruption.

Après quelques secondes, le silence revient, la roche retombe et le rouge de la pierre laisse place au noir. Le vent change à nouveau et les gaz reviennent sur nous. Nous n’avons vu qu’une seule éruption mais c’était fantastique…  ca valait tous les efforts, et surtout les regrets que nous commencions à avoir de ne pas être restés à 400 mètres avec les autres se sont envolés durant cette seconde d’explosion. En cet instant, nous étions les plus heureux du monde.

Pendant ce temps, à quelques kilomètres de distance, Céline vivait sa propre contemplation de ce spectacle hors du commun.

L'ombre du Stromboli plane sur nous

L’ombre du Stromboli plane sur nous


Le début de la redescente est donné vers 21h30. Il fait complètement nuit, nous sommes donc tous à la frontale. Les 400 premiers mètres se font en ramasse dans un nuage de poussières asphyxiant. J’ai alors la certitude que Céline n’aurait pas pu venir avec nous.

Le retour est long et très éprouvant. Il nous faut 1h30 pour rejoindre l’hôtel. On a mal aux pieds, le nez est encrassé de poussière noire, les jambes ne nous portent plus mais ça y est nous sommes rentrés ! Avec toute cette occupation on n’a pas eu le temps de manger. On décide donc de prendre notre pique-nique ensemble sur la terrasse… mais pas avant d’avoir pris une bonne douche ! Et puis ça nous permet d’attendre l’autre groupe qui est en train de manger un excellent Tiramisu !!!

Finalement à 23h45, alors qu’il n’y a toujours personne de l’autre groupe, on part tous profiter d’une bonne nuit bien méritée.

J’attends difficilement le retour de Céline. Je lutte pour ne pas m’endormir. Elle finit par arriver, un grand sourire aux lèvres, heureuse de sa soirée. Je suis soulagé, elle a pu monter sans problème et elle a aimé le spectacle.

On se raconte mutuellement notre soirée, mais rapidement le sommeil m’attrape… on finira de ce raconter nos histoires demain.

Attendez 1 minute…

Jour 6 : En route pour l’Etna

Aujourd’hui, pas de randonnée de prévue… la fin approche et nous devons quitter les îles Eoliennes. Chacun de son côté, nous rejoignons tous le port de Stromboli après le petit déjeuner. Nous profitons pour faire un petit tour sur la plage de sable noir : la plus belle plage depuis notre arrivée. Le temps pour Céline de tremper ses pieds, et nous voilà repartis vers l’aliscaphe qui nous ramène à Lipari.

On y arrive vers 12h alors que le pique-nique n’est prévu que pour 14h30… l’idée de louer un bateau pour aller nager dans les criques est donc lancée, mais personne ne nous suit. On remplace donc la baignade par le barbier ! Bruno était motivé aussi. Il l’a déjà fait il y a une vingtaine d’années en Turquie et en garde un très bon souvenir.

Vous aviez remarquez qu'on adore les selfie ?

Vous aviez remarquez qu’on adore les selfie ?

 

C’est Bruno qui commence sous le regard attentif de Geneviève et Agnès. En 10 minutes c’est terminé. Deux passes de rasoir, un massage à la serviette chaude et l’aftershave pour finir le tout. Il a bien aimé, il n’est pas coupé, j’y vais donc confiant.

Après 20 minutes, je suis coupé à 2 endroits, j’ai mal partout… je suis un peu déçu. Le deuxième passage du rasoir a été ravageur. Je sais que j’ai la peau sensible, mais je pensais qu’avec un pro tout irait bien. Et ben non. J’ai eu mal jusqu’au lendemain midi !

Plutôt mitigée comme expérience...

Plutôt mitigée comme expérience…

 

Après cette expérience décevante, il fallait bien se remonter le moral… alors direction l’hôtel pour manger notre dernier vrai pique-nique. Comme à son habitude, Yves nous a préparé un repas de fou, avec en prime aujourd’hui, un verre de Malvoisie en apéro, du vin sicilien pour le repas et des arancini pour nous faire goûter. Ça tombe bien, Céline en rêvait depuis le début de la semaine. Elle en voulait tellement qu’on s’était arrêté un peu plus tôt le midi pour en acheter un… tant pis, elle remet ça !

On n'avait pas bien lu la brochure... c'était une rando gastronomique en fait !

On n’avait pas bien lu la brochure… c’était une rando gastronomique en fait !

 

Après ce repas dans les jardins de l’Oriente Hotel, il est temps de quitter les îles Éoliennes pour nous rendre sur les pentes de l’Etna. 1h30 d’aliscaphe suivies de 2 heures de bus pour atteindre notre refuge, refuge qui tient plus de l’hôtel que du refuge de montagne comme on l’imagine. Dans le bus, Agnès et Céline font les malignes. Quoi de mieux qu’un peu de lecture sur la route de montagne ? Ça ne manque pas. Céline n’est pas bien et Agnès finit par faire un tour rapide par les toilettes de l’hôtel. “Qui fait le malin, tombe dans le ravin !”

La journée s’achève par un repas tous ensembles. L’occasion pour Yves et Allibert de fêter l’anniversaire de Bruno avec mousseux et gâteaux au citron pour l’occasion. Le gâteau est excellent. Même Céline qui ne raffole pas de ces gâteaux l’apprécie : un bon goût de citron, sans pour autant qu’il soit trop acide. C’est rare.
Après ce bon gâteau, on a évidemment le droit au dessert prévu normalement dans le menu… on mange beaucoup, beaucoup trop pendant ce voyage. J’ai peur du verdict de la balance en rentrant.

On décide de faire une petite balade digestive pour pouvoir aller se coucher avec l’estomac un peu moins tendu. C’est juste pour digérer car il n’y a vraiment rien à visiter dans le village. On en verra un peu plus demain, lors de notre journée Etna. En attendant, une bonne nuit nous attend.

Une mise en bouche avant demain

Une mise en bouche avant demain


Jour 7 : L’Etna… et retour à Catane

2 mots : ça jette !!!

2 mots : ça jette !!!

 

Ce matin on dort un peu car le petit-déjeuner ne peut pas être pris avant 8h30. On en profite !

P1030565Le programme Allibert prévoyait une rando de 2-3 heures dans la vallée del bove… A la place de ça, Yves nous a préparé un tout autre programme.

Montée par le téléphérique de l’Etna pour passer de 1800 à 2400 mètres. Puis montée de l’Etna dans les cendres pour faire le tour d’un ancien cratère du volcan, à presque 3000 mètres. La redescente est prévue par la vallée del Bove après être passé par la coulée de lave libérée par le volcan 15 jours avant. Yves a plein de défauts, mais sur ce coup-là il a assuré !

Malheureusement, comme cela nous est déjà arrivé plusieurs fois, on n’a pas terminé le journal du voyage. Je n’ai donc pas le détail de cette journée, ni de la fin des vacances d’ailleurs.

De mémoire, nous avons adoré cette journée lunaire… les paysages de l’Etna sont extraordinaires. La cendre recouvre le volcan à perte de vue. Il n’y a pas un brin de végétation. Où qu’on regarde c’est noir. C’est magnifique.

La journée a encore été très éprouvante mais, comme tous nos volcans, inoubliable.

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Le retour à Catane s’est fait par bus. Dernière nuit avec tout le groupe à Catane avant de les abandonner pour la suite de nos vacances. Le voyage Allibert s’arrête là, demain on continu tout seul.

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Jour 8 : Extension

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Après le voyage sur les îles Éoliennes, on a voulu prolonger un peu en restant en Sicile. De mémoire (qui n’est pas très bonne) on a pris une location de voiture pour aller du côté de Ragusa dans un Agriturismo.

Après quelques heures de route on arrive dans la région, mais impossible pour le GPS de trouver les satellites ! Alors trouver une maison à l’extérieur d’une ville sans carte et sans GPS… c’est mission quasi impossible.

On a tournée plusieurs heures avant de la trouver, peu de temps avant la tombée de la nuit. On a fini par aller toquer dans une autre maison d’hôte pour essayer de se faire comprendre dans un mélange de mots et de gestes…

La maison était vraiment chouette. Une très belle chambre en pierre, une belle piscine pour se reposer de notre voyage-randonnée plus quelques balades aux alentours. J’ai beau regarder les photos, ce ne me rappelle pas grand-chose. Il faut dire qu’on a surtout profité des quelques jours là-bas pour se reposer et lire.

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J’ai donc peu de souvenirs de cette fin de voyage. Par contre, je me souviens très bien d’une expérience lors de notre retour à l’aéroport de Catane pour rentrer chez nous. On a vécu une expérience de mort imminente ! Bon, il faut prendre ça au sens premier du terme bien sûr.

Voilà la petite histoire : on est sur la route de l’aéroport dans notre 206 noire de location. On se traîne derrière un gros camion depuis plusieurs kilomètres. Impossible de doubler. Une ligne droite se profile enfin. Je fais un écart pour regarder si je peux doubler. Pas de chance, un autre gros camion arrive en face. Je commence à reprendre ma place un peu agacé de rester bloquer comme ça, lorsque je vois tout d’un coup un énorme nuage de fumée qui se dégage des roues du camion d’en face… je pense à un problème de frein mais d’un coup je vois l’un des pneus du camion qui se détache… oui oui, il se désolidarise du camion et part seul de son côté, animé par la vitesse du camion.

Le pneu disparaît alors devant l’autre camion qui est juste devant nous. Ouf, on est protégé et puis le pneu a l’air de prendre la direction du bas-côté. Mais d’un coup, ce que je n’espérais pas arrive. Le camion devant nous freine fait un écart et laisse apparaître à quelques mètres du capot un pneu complètement fou qui fait des bons de 1 à 2 mètres de haut.

A ce moment-là c’est la panique la plus totale. Que faire ? Un gros coup de frein ? Un coup de volant, mais dans quel sens ? Vers le bas-côté ou sur l’autre voie au risque de rencontrer un autre véhicule ? Je finis par prendre une décision, ça sera un coup de volant sur la droite tout en freinant.

Tout ça s’est passé très vite mais malgré tout je n’ai pas réussi à éviter le pneu dont la trajectoire était imprévisible. Le pneu percute la voiture au niveau de la porte conducteur. Gros choc ! Coup de chance, le pneu a touché la voiture dans un mouvement parallèle à celle-ci.

Je m’arrête, descends de la voiture, essaye de rester debout malgré mes jambes flageolantes et regarde les dégâts. La première chose qui me vient en tête c’est le montant de la franchise ! Bah oui, c’est un peu matériel comme réaction mais sur les voitures de location on est souvent autour des 1500€. Je suis en vie mais ce n’est pas une raison pour être sur la paille !

Là encore on a de la chance. Le pneu n’a laissé que de la gomme. Une bonne épaisseur mais après 15 minutes à gratter, je me suis assuré qu’on pourrait tout enlever avant de rendre la voiture.

On reprend la route pour l’aéroport… choqué, mais content d’être en vie. Une belle expérience pour finir les vacances.

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Bye bye la Sicile



Norvège : Carte d’identité

Destination : Suède et Norvège
Tour operator : voyage organisé par Céline
Date : 14 août au 4 septembre 2018
Particularité : Voyage en camping-car
Auteur du récit : Sébastien

Résumé du voyage : 
Comment résumer un voyage aussi riche que celui-là ? Impossible tant on a fait de choses différentes et variées. On en a même tellement fait qu’on n’avait pas le temps de les assimiler.

On avait prévu d’aller en Suède (on y a quand même atterri) pour finalement privilégier la visite de la Norvège et on ne regrette pas une seconde notre choix tant la Norvège est incroyable.

C’est notre 3ème voyage en camping-car et définitivement c’est un style de voyage qui nous convient parfaitement. Libres, avec tout ce qu’il faut avec nous en permanence, une vie dans la nature, permettant de faire beaucoup de choses, bref on n’est pas loin des vacances idéales.