Jour 1 : Rosny-Sous-Bois – Belle-Ile

4h45, le réveil sonne, les bagages sont prêts. Une douche, un petit dej et on part pour le RER. Attrapé de justesse, on monte dans le TGV gare Montparnasse.

Après le train, le bus pour faire Auray/Quiberon puis le bateau pour Belle-Ile. Il est 13h30, on est arrivé à Le Palais. On attend que l’office du tourisme ouvre pour trouver un médecin (je suis malade). En attendant on rencontre deux randonneurs, eux aussi font le tour de l’île mais ils n’ont pas de carte. « Jusqu’à Sauzon ? 8km. Ok bah on a le temps alors ».

Finalement, on trouve un médecin qui me prend à 14h30, passage à la pharmacie et on décolle à 15h, direction Sauzon.

On nous avait prévenus que c’était vallonné ; et bien on confirme. De grandes descentes succèdent aux grandes montées, la rando est dure avec nos gros sacs et le vent continu est froid.

Ca y est, on voit enfin le camping, il est de l’autre côté de l’estuaire… Pfff encore une heure pour contourner l’eau et arriver à notre premier lieu de campement. On s’installe et on prend une bonne douche chaude.

On repart dans le froid pour aller manger dans la petite crêperie juste à côté. Effectivement, elle est petite, la patronne fait tout elle-même et il y a 4 tables en tout. La déco est très travaillée, tout est très mignon. On mange bien, kir breton, galette, crêpe, tisane, hmmmm de quoi nous réchauffer.

On part se coucher. L’étape du jour ayant été plus difficile que prévue, on décide de raccourcir celle de demain.


Belle-Ile : Carte d’identité

Carte Belle IleDestination : Belle-Ile
Tour operator : Voyage organisé par nous
Date : du 16 au 21 mai 2007
Particularité : Randonnée itinérante avec la tente
Auteur du récit : Céline

 

Résumé du voyage :

5 jours de randonnée sur Belle-Ile, présentée par tout le monde comme une magnifique destination. Nous sommes donc partis là-bas dans le même esprit que notre randonnée sur la côte de granite rose, un an plus tôt.

C’est donc avec la tente sur le dos (et tout le reste) qu’on part en train en bus et en bateau pour rejoindre « Le Palais » sur Belle-Ile. De là on prévoyait de faire le tour de l’île… Mais c’était sans compter sur les difficultés rencontrées !


Lisbonne : Le bilan

A première vu, Lisbonne n’a rien de captivant ! On est loin du charme de Venise, il n’y a pas la richesse culturelle de Rome, on n’est pas dans l’effervescence permanente de New York… Bref, si on vient à Lisbonne pour deux jours (car c’est bien suffisant pour faire le tour des principaux point d’intérêts) je pense qu’on passe à côté de l’essentiel de cette capitale.

C’est une ville qui s’apprécie avec le temps. Il faut s’y balader, s’y perdre et surtout, simplement y vivre.

C’est une ville simple qui ne cherche pas à en mettre plein les yeux mais c’est une ville accueillante qui a sût rester authentique. Malgré une quantité incroyable de touristes (trop même car on croise plus de touristes que de locaux), toute l’infrastructure est restée simple. Pas de grosses constructions dénaturant cette ville côtière. Et en plus les portugais sont gentils et accessibles.

4-5 jours, c’est très bien pour apprécier Lisbonne. Cela laisse aussi le temps de faire quelques excursions. Il ne faut absolument pas venir ici sans passer à Sintra et ses palais. Et que dire de Belém… Ne pas passer par son monastère serait un crime mais surtout il est vital de venir acheter des Pasteis de Nata dans le berceau de leur création. Ce sont sans aucun doute les meilleurs que nous ayons mangés !

Pour continuer sur la partir culinaire, la découverte du Pisco Sour a été fantastique, tout autant que le Ceviche qu’on a mangé ensuite.

Et puis à Lisbonne il y a des montées… beaucoup de montées et des descentes bien sûr. On nous avait prévenus avant de venir que ça grimpait mais finalement cela ne nous a jamais gênés. C’est vrai qu’on n’est pas dans le plat pays mais on s’en accommode sans aucune difficulté.

Lisbonne fait clairement partie des city break que nous avons le plus apprécié, surtout parce qu’on est venu sans grandes attentes, sans vouloir tout faire… juste profiter et se laisse porter par la ville.


Jour 5 : Monastère dos Jeronimos – Musée Berardo

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Eglise du monastère dos Jeronimos


Et ce qui devait arriver arriva. Ça fait très maxime latine, non ? Bref, il pleut ! C’était prévu mais a toujours un petit espoir. Ce n’est pas (encore) de la grosse pluie bien drue, plutôt un petit crachin normand mais on est au sud du Portugal quand même ! Mince, il ne doit pas pleuvoir à cette époque normalement !!

Enfin bon, ce n’est pas ça qui va nous arrêter. On plie bagage et on passe prendre le petit déjeuner au même café qu’hier qui a des croissants au chocolat merveilleux. Ensuite on retourne à Belém finir ce qu’on a commencé lundi.

Arrivé au monastère Dos Jéronimos (ordre de saint Jérôme), la situation n’est pas la même qu’un jour où tout est fermé. La différence est nette mais ça va encore. On arrive peu de temps après l’ouverture, le gros des touristes n’est donc pas encore arrivé.

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Le cloître


On entre dans le cloître après une dizaine de minutes d’attente. Dès le passage de la porte on est saisi par la beauté du lieu. Le cloître est très grand, dans un état de conservation exceptionnel et surtout il est magnifique. Le travail de la pierre est remarquable. Chaque colonne a son petit détail caché, les gargouilles sont encore toutes présentent et la météo nous permet même de les voir fonctionner. La pierre est encore d’un blanc jaunâtre comme si on venait de terminer l’édifice. Est-ce lié à une restauration récente ou est-ce d’origine ? Je ne saurais le dire !

On imagine sans mal le recueillement que pouvait trouver les religieuses dans un tel endroit. Lorsque je vois des lieux comme celui-là, je me demande à quoi pourrait bien ressembler le monde architectural s’il n’y avait pas eu les religions (quelles qu’elles soient) pour édifier tous ces lieux d’une telle beauté ?

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Le plafond avec ses nombreuses clés de voute


On commence notre visite pas une séance de contemplation pour s’imprégner des lieux et du travail réalisé ici. Le cloître est sur deux étages. On fait le tour du bas tranquillement afin de profiter de chaque pierre qu’on foule, de prendre le temps d’admirer les colonnes ou le plafond constitué d’un nombre incroyable de clés de voûte. Je me demande d’ailleurs pourquoi il y en a tant…

Puis nous empruntons l’escalier afin de nous rendre à l’étage supérieur. L’escalier est droit, en pierre bien sûr et nous plonge dans un clair-obscur où les deux uniques fenêtres doivent certainement laisser passer plus de lumière en des temps plus cléments qu’aujourd’hui…

On arrive à l’étage et l’impression de beauté captivante ne faiblit pas. Ça fait un moment que nous sommes arrivés mais on ne se lasse pas du spectacle.

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Céline dans la position du mouton contemplatif


Non loin de là, au premier angle du cloître, des gens empruntent une petite porte en bois. On se joint à eux pour rejoindre le balcon de l’église attenante. Je ne m’attendais pas à arriver ici… Encore une fois, la beauté des lieux est magique. Loin des églises qu’on a pu voir avant à Lisbonne, celle-ci est travaillée à la perfection. Un gros travail de sculpture (des colonnes particulièrement) mais sans tomber dans l’excès. La lumière est magnifique, sombre bien sûr, mais la pierre illuminée par les lumières et les quelques vitraux apportent de la chaleur à ce lieu. Ce qui n’est pas donné à toutes les églises !

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Le plafond de l’église… assez incroyable


Comme pour le cloître, le plafond de l’église est composé de nombreuses voûtes reliées par des clés un peu partout… Par certains côtés, cette église nous rappel la Sagrada Familia (sans que cela soit la même chose bien évidement).

On profite des lieux encore un moment, que ce soit du cloître ou de l’église, avant de ressortir pour aller manger. Il pleut beaucoup plus maintenant et la file d’attente s’étend sur la grande place. On est content d’être arrivés avant tout le monde.

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Sur le chemin du restaurant, on fait le plein de Pasteis de Natas pour en ramener à la maison. Pour nous bien sûr mais aussi Anaïs et Aurore… elles méritent bien de découvrir ces divins petits flans pour leur aide avec les enfants ;o)

Ce midi, repas simple et familial. Cabillaud et riz baignant dans un jus de tomate. Simple et bon. Et en plus on est au sec pour reposer nos pieds qui ont pas mal piétinés… ce qui n’est surement qu’un début avec le musée qui nous attend ensuite.

On file donc au musée Berardo qui est dans le centre culturel de Belém, à deux pas du monastère.

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C’est un musée privé d’art moderne et contemporain, donc autant dire pas ma partie préférée de l’art. Il y a quelques rares pièces intéressantes comme Warhol ou Frank Stella que nous avions eu l’occasion de découvrir lors de notre précédent voyage à New York. Un étage entier du MET lui était consacré.

Mais passé ces quelques toiles, je n’ai pas été captivé. Céline plus que moi forcement mais je n’ai pas senti non plus un débordement d’engouement.

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Jeff koons qu’on a vu pour la première fois à Versaille


La visite de Belém terminée, on rentre sur Lisbonne. Le temps s’est calmé et le ciel se découvre un peu. Avant de passer à l’appartement récupérer nos valises, on fait un passage par la gelataria découverte hier pour se prendre, cette fois ci, un gros pot de glace… Chocolat, yaourt, noisette… un délice !

La glace terminée, le voyage de retour peut commencer : valise, métro pour l’aéroport, avion… bref, on est de retour à la maison à presque 1h du matin. Forcément, à cette heure avancée il faudra attendre demain matin pour croiser les enfants ou Anaïs.

Le temps de faire le bilan de cette très bonne escapade et il faudra se plonger dans l’organisation des vacances de cet été… le Japon nous attend !!