Jour 18 : Hjerkinn – Tannas

Ça n’a pas la même tête avec le brouillard !

Comme prévu hier soir on se lève tôt ce matin pour monter les 1,5km nous amenant au sommet et observer le lever du soleil. Pendant ce temps, les enfants dorment dans Bernard non sans avoir eu un topo complet hier soir de quoi faire en cas de problème. Et on a passé tous les problèmes possibles (et même impossibles) en revue. Ils ont également eu un petit cours de comment nous appeler si besoin. Bref, même si on s’avait qu’ils dormiraient lorsqu’on rentrerait, ils étaient parés pour nous attendre seuls.

De notre côté, on attaque la montée avec une vue sur le sommet… dans les nuages. Bon on ne désespère pas et on y va quand même. La montée est plus longue que dans notre souvenir. Et le fait de voir le chemin dans son intégralité jusqu’en haut ne nous aide pas à trouver le chemin plus rapide.

Comme on s’en doutait, en haut on est dans le brouillard, il n’y a aucune trace du soleil levé et les bœufs musqués sont passés au rang de légende urbaine de par leur absence totale du territoire.

Repas du midi

La cabane qui était si merveilleuse hier a un air un peu plus fade ce matin sans le doré que lui procurait le soleil mais reste néanmoins une belle œuvre.

On ne s’attarde pas plus qu’il ne faut et on redescend lever les poulots au pain perdu en espérant rendre l’épreuve du réveil plus facile ;o)

A 9h on lève le camp et on met le cap vers le parc national de Rondane. On n’a pas pu voir les fameux bœufs mais on ne désespère pas de voir enfin des rennes. Le parc de Rondane est sensé en abriter plein. 

On roule jusque là-bas, on se promène dans le parc mais toujours sans résultat… Bon d’un autre côté la probabilité qu’un renne se jette sur la route au moment de notre passage était plutôt faible mais on a quand même essayé.

Après une heure de roulage dans le parc, on lève camp pour partir vers Roros, petite ville dans laquelle on peut voir une ancienne mine de cuivre.

Roros qu’on n’avait absolument pas prévu de faire durant notre séjour mais qui s’est positionné au gré des ajustements de parcours. Et c’est l’une des belles surprises de ce voyage. On y allait pour visiter un ancien village minier et c’est en fait toute une ville vraiment belle qui intègre son passé en l’utilisant intelligemment. On a d’un côté tout un espace dédié à sa mine et tout un quartier en « reconstruction » avec les techniques de l’époque et de l’autre une ville clairement d’aujourd’hui, très jolie tout en conservant les codes d’autant. On se balade 2 heures dans la ville en flânant un peu, en faisant quelques magasins, on s’arrêtant prendre un goûter ou en passant sur les résidus du crassier, l’occasion d’expliquer à Jeanne ce qu’est une mine.

Intérieur improbable d’un magasin de céramique

La mine se visite mais on préfère garder cela pour plus tard car on a prévu d’en visiter une autre en Suède.

D’ailleurs, en parlant de Suède, il est temps de reprendre la route pour Tannas notre destination d’aujourd’hui qui nous fait quitter la Norvège définitivement. Quitter la Norvège est un peu difficile pour tout le monde tant on a adoré ce pays. Et puis retourner en Suède c’est aussi se rapprocher de la fin des vacances.

A Roros, quartier réhabilité

Et comme pour nous remercier d’être venus en Norvège, quelques kilomètres avant la frontière, on arrive enfin à voir 2 rennes sur le côté. Probablement une maman et son très jeune enfant qui avait encore du duvet sur ses bois. Les deux étaient magnifiques avec un poil soyeux gris et blanc. On n’a pu les voir que furtivement mais assez pour être contents. Céline retrouve le sourire après toutes ces déconvenues animalières. 

Ces deux rennes étaient exactement comme on l’imaginait alors que ceux rencontrés en Finlande lors de notre voyage de noce étaient bien plus… tristes. C’est un peu comme si on pensait voir un bel étalon et qu’on avait vu un âne (avec tout le respect que j’ai pour les ânes bien sûr) ! Bref une belle rencontre avant de quitter le pays.

Avant de se garer pour la nuit, Céline voulait aller voir un trou de météorite. Bon personnellement voir un trou dans la forêt ne m’emballait pas mais pourquoi pas. Arrivés là-bas, c’est l’explosion de rire… c’est effectivement un trou quelconque au milieu des arbres. Absolument aucun intérêt. 

Ceci est un trou de météorite… inoubliable !

On repart très rapidement pour se poser sur les bords d’un lac et profiter d’un magnifique coucher de soleil. On n’est plus en Norvège avec ses paysages grandioses. Ici c’est un peu plus mesuré, plus dans la finesse. Il n’en reste que la soirée est très agréable. On a même eu assez de place pour faire une partie de fresbee avec les enfants. Suède, nous revoilà pour quelques jours. 

Bilan du jour : 278km – 4h45 de route